À PROPOS

Il a voulu éviter le genre comique frontal, avec codes, silences pour les rires, vannes et blagues en rafale. Ce n’est
ni son genre ni ce qu’il veut. Chris Esquerre fait un spectacle de ce qu’il est, imprévisible, plein de divagations,
d’absurdités, de fantaisies et d’idées folles. Sur scène, il promet de ne pas réinventer la roue. Quoique. Réinventer
la roue devant tout le monde, ça peut aussi s’avérer didactique, distrayant. Son art, c’est de faire ce que personne
n’aurait imaginé qu’il fasse.
Il joue les amateurs sans passion, trop bien coiffé, raffiné de mauvais goût. Armé de ses inventions en tout
genre, il promène un personnage à la Buster Keaton parlant, déphasé mais avec assurance, décalé tout le temps,
même quand on ne le regarde pas.

NOTE D’INTENTION

Après mon premier seul-en-scène, je me suis aperçu que les gens continuaient à aller au théâtre… Ça m’a
un peu chagriné, je me suis dit qu’il y avait quelque chose que je n’avais pas réussi. Je l’ai vécu comme un échec.
J’ai donc conçu ce deuxième spectacle dans l’idée de divertir le public définitivement – ou au
moins durablement.
CHRIS ESQUERRE